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    Education musicale

    Les élèves en début d'année ne peuvent pas écrire leur prénom. Je me sers donc de leur étiquette présence. Je la photocopie en la réduisant un maximum jusqu'à obtenir une petite vignette. Les vignettes sont rangées de manière accessible en classe. Dès qu'un enfant a terminé son travail, il va chercher sa petite étiquette et la colle en autonomie sur sa fiche.

    Cela est très pratique car les élèves prennent cette responsabilité et cela me décharge. Et puis, cela leur apprend à signer leur travail.

    Par la suite, après un travail autour de l'écriture de l'initiale de son prénom, je conserverai cette petite étiquette et l'élève inscrira son initiale en dessous.

    Les modèles des étiquettes de présence sont tirés du site Maternailes.


  • Je ne cesse de me questionner sur mon fonctionnement de classe. Je vous présente les modifications apportées pour le faire évoluer en prenant en compte les remarques de mon inspecteur et mes choix pédagogiques, c'est-à-dire conserver ce principe d'inscriptions où l'élève prend l'initiative et se pose comme acteur de ses apprentissages et

    -mettre en place un regroupement préalable aux démarrage des atliers

    -faire en sorte que les élèves visualisent la globalité des ateliers pour vraiment les mettre en situation de choix

    -les amener à se projeter dans le temps en s'organisant dans leur travail.

    -leur apprendre à s'installer au travail, assis autour d'une table.

    Donc,pendant le temps d'accueil, à 9h05, je n'ai ouvert qu'un atelier : l'atelier langage. Les autres élèves étaient aux coins-jeux.

    Puis signal de rangement et nous nous installons au regroupement.

    Mise à jour du tableau de responsabilités, et du tableau de présence.

    Sur un grand panneau est présenté le plan de travail de la semaine. La veille, chaque élève est venu s'inscrire à un atelier. Il a pris l'étiquette de la couleur de cet atelier et l'a fixé à côté. C'est donc une démarche d'inscription sous forme d'anticipation. "Demain, je choisis de travailler....."

    Education musicale

    Maîtresse rappelle donc les 4 ateliers et leurs consignes, puis nomme les groupes ainsi constitués qui se dirigent vers l'atelier. Sur la table se trouvent le matériel et la boîte de couleur dans laquelle ils glissent leur étiquette. Lescoins-jeux ne sont pas accessibles.

    En fin d'ateliers, bilan et langage autour de quelques productions.

    En fin de journée, les élèves choisiront l'atelier du lendemain. Sur un autre panneau figurent ses étiquettes pour les 4 ateliers. Chaque enfant va donc participer à chacun. Voilà en photo l'affichage tel qu'il était hier soir.

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    Alors, oui, ils sont en Petite section et cela semble ambitieux. Mais je vous confie qu'au moment de choisir l'atelier du lendemain, ils ses sont spontanément inscrits sur un atelier qu'ils n'avaient pas fait. Encore 2 ou 3 élèves ont tout de même du mal à prendre part et ont besoin que je les accompagne dans leur choix.

    Cela semble me convenir et à eux aussi. Il n'y a que ce clivage temps de travail et coins jeux qui me dérangent un peu.

    Il faut à présent que je réfléchisse aux activités proposées lorsqu'ils ont fini un atelier. Pour le moment, je les invite à aller aux coins livres mais je souhaite l'améliorer. Et puis, certains élèves auront terminé demain tous les ateliers. Je dois aussi penser à ce que je leur propose :

    -repasser dans un atelier de leur choix

    -ou les prolonger

    -ou alors d'autres ateliers.

     

     

     


  • Bonjour,

    J'aimerai pouvoir réagir à chacun de vos messages mais je ne peux pas alors je fais un message général enfin presque

    Coucou Christine,

    C'est donc bel et bien ton fonctionnement que j'essaie de mettre en place dans ma classe et j'adore cette sérénité retrouvée. Merci donc à toi pour l'avoir ainsi partagé. Les remarques de l'inspecteur m'interpelle tout de même, pas celles où les enfants jouent car en ce début d'année, bien sûr que les coins jeux sont présents et progressivement je le fermerai pour proposer des ateliers en autonomie sur table.

    Mais ce point d'autonomie! Selon lui, avec cette pédagogie qu'il qualifie de Freinet, les élèves ne sont pas habitués à fonctionner de façon plus scolaire comme c'est le cas dans les autres classes. Il pense que ce principe d'inscriptions les amènera à s'adapter difficilement aux ateliers fixes imposés par l'enseignant l'année prochaine. Et il est vrai que cela m'interroge???Je pensais au contraire que les confronter à une situation où ils doivent faire un choix les conduit à développer des capacités d'adaptation!!!! Ne demande-t-on pas au collégien de prendre une part active sur sa scolarité en choisissant ses options, sa filière? Si nous, enseignants, nous leur mâchons toujours tout comment les préparons-nous à cela?

    Par ailleurs, il a soulevé cette absence de regroupement préalable pour présenter les ateliers et leurs critères de réussites. Je le fais cependant au groupe concerné assis à cet atelier. Il relève que cela ne se fait pas dans un esprit de groupe-classe mais de manière individuelle. Je me pose donc des questions, ce regroupement me déplaît au plus au point car je ne captais l'attention que des plus assidus, les autres se dispersant.

    Christine, comment te postionnes-tu sur ces points? Je réfléchis à une évolution du fonctionnement. Pendant les vacances, j'essaie de mettre au point cela.

    Sinon, oui, après, il nous semble que les neurones sont en pleine ébullition.

    Sonia, comment vas-tu? Pour le stress, tu n'as pas tort ma famille était presque sur le point de soudoyer l'inspecteur pour que cela arrive au plus vite.

    La reconnaissance du travail, je l'ai eu mais avec une grosse louche de critiques et de mises au point. Et bien sûr que cela ne peut pas laisser indifférent...Pour le rapport, je te tiendrai au courant.

    Merci 4coeurs. L'attitude de l'inspecteur a été franchement très ouverte car il m'a offert la possibilté de justifier ma position, auquel cas, les dés auraient été jetés sans rien pouvoir faire. Pour l'an prochain, je croise les doigts pour toi mais ce sont les arguments et les références au programme qui donneront toute crédibilité à tes choix pédagogiques.

    Ahh Zazouille, vivement les vacances pour avoir enfin un moment pour se voirJ'avoue être plus habituée aux anciens intitulés des programmes, mais promis, je me soigne et ce vilain virus 2002 devrait disparaître.

    Et je ne m'inquiète pas pour ton travail, sa valeur est évidente même il faut juste que tu y crois.

     

    LN, ce fonctionnement est un choix personnel que nous devons assumer jusqu'au bout des ongles. Il a certes des limites, mais quel fonctionnement n'en a pas. Ce choix nous met dans une position fragile face à notre supérieur hiérarchique mais comme le dit Zazouille, nous devons être prêts à le défendre. La remarque de ton inspecteur rejoint celle du mien, ce qui me comforte à réfléchir à une évolution. Si tu avances plus vite, je serai ravie de connaître les modifications que tu as apportées.

    Je confie tout de même une ébauche de ce à quoi je pensais.

    Préparer plusieurs affichages types.

    Exemples un panneau bleu pour les arts visuels (avec logo et boîte de couleur)

    un panneau vert pour Atelier avec Atsem

    un atelier jaune pour l'atelier avec Maîtresse...

    Proposer moins d'ateliers mais avoir un panneau pour chacun avec le travail demandé : la fiche et/ou le matériel, 6 crochets de cuisine qui correspondraient aux 6 places d'inscriptions à cet atelier et la liste des élèves à cocher.

    Chaque élève aurait une petite pochette plastique dans laquelle seraient glissées ses étiquettes (bleu, jaune, rouge....)

    Le vendredi après-midi, nous pourrions présenter les ateliers de la semaine suivante avec explication consignes et critères de réussites.

    Les élèves s'inscrivent alors sur l'atelier qu'ils feront le lundi.

    Avantage : explication collective, sentiment d'appartenance à un groupe, et chaque enfant sait ce que l'on attend de lui.

    Tout en conservant cette autonomie avec inscription aux ateliers.

    Le lundi, petit regroupement pour rappeler les choix faits. Et chaque fin de journée, nouvelle mise au point et moment d'inscription. L'enfant au fur et à mesure des journées, doit faire avec son tas d'étiquettes qui l'amène donc à passer à tous les ateliers mais selon un ordre choisi par lui tout en prenant en compte les places disponibles.

    Bon, c'est encore confus dans mon esprit, mais je continue d'y réfléchir.

     

     


  • Pour les règles de la classe, je lis aux élèves cet album. Je le trouve vraiment bien, ce petit bout fait des bêtises d'où la ritournelle "Non, non, non, on ne peut pas' et la page suivante illustre ce que l'on peut faire 'Ah, c'est tellement mieux".

    Dans cet esprit, je vous présente la progression autour de la piste graphique sous ces deux angles.

    Voici l'ancienne

    Non, non, non, on ne peut pas.....

    Et voici celle qui lui succède désormais. Les programmes sont mis en avant et les dispositifs mis en place s'y référent:

    Ahhh, c'est tellement mieux!

    Moi, qui ne savais pas quoi faire pendant les vacances......

     


  • Dessin de jack

    Ce matin à 9h, mon inspecteur est venu observer ma classe pour une durée de 1h15. Finalement, au terme de cet horaire, il a demandé un peu plus de temps car il ne parvenait pas à rentrer dans mon fonctionnement.

    Autant dire que je suis partie en EPS, le laissant avec mes classeurs, avec appréhension!

    A 10h35, l'entretien a pu démarrer pour une demi heure en théorie car en fait il a duré jusqu'à 12h35.

    Comme vous le savez, je mets en place le fonctionnement de Christine sur le blog de Maternailes, avec ouverture progressive des ateliers et inscriptions des élèves avec étiquettes-prénoms.

    L'inspecteur m'a fait remarqué qu'il a fait près de 400 inspections et c'est la première fois qu'il sort d'une observation en ne comprenant pas et qu'il attendait des explications de ma part.

    C'est alors que j'ai compris que mon inspection était fichue, alors fichue pour fichue, je prends la décision de défendre mes positions et cette pédagogie à laquelle je crois.

    -Non, les enfants ne passent pas leur temps à jouer. Tout ce petit monde évolue dans un cadre pensé et aménagé par l'enseignante en respectant les programmes définis.

    Le jeu n'est pas rien faire mais c'est une activité à part entière, riche d'apprentissages.

    Mais  quels apprentissages????Je prends en exemple le coin livre qui développe un comportement de lecteurs, les amène à rapprocher un album et la photocopie de sa couverture en rangement.....

    Que pour moi, les jeux et les ateliers sont à penser pour qu'ils soient riches de compétences.

    Mais pourquoi pas de regroupement préalable, et la consigne, comment les élèves savent ce qu'ils doivent faire et à quel moment? Comment font-ils la différence entre jeu et ateliers?

    Les élèves distinguent ces deux temps car l'atelier demande une démarche : prendre son étiquette, la glisser dans la boîte et s'asseoir. Pour moi, c'est le rituel de l'atelier et je capte plus leur attention qu'avec un regroupement collectif où un quart écoute les consignes de tous les ateliers pendant que les autres se chahutent!!!

    Et les programmes dans tout ça???Il me reproche de ne voir aucune trace des programmes dans mes préparations.

    Ah, non. Toutes mes préparations s'appuient sur les programmes. Mais il est vrai que je n'emploie pas la terminologie adéquate. A un endroit il a relevé Vivre ensemble alors que les programmes parlent de Devenir élèves. Je parle de graphisme alors que cela ne figure pas, de coins sciences.....

    Cette libre appropriation des programmes le dérange et à l'avenir, je vais donc y remédier.

    Mes intercalaires posaient aussi souci, pourquoi ne pas séparer en fonctions des grands domaines.

    C'est un choix car je souhaitais mettre en avant la continuité de notre travail, et que ces domaines apparaissaient sur chaque trace avec la consigne, la compétence et le domaine traité. L'an dernier je découpais par domaines mais cette année, j'ai opté pour cette organisation.

    L'entretien s'apparentait un peu à un prédateur face à un hérisson qui sort ses piquants. C'était très destabilisant mais d'un autre côté je ne voulais pas m'avouer vaincue car mince, il y a un boulot monstre derrière tout cela, une réelle réflexion. C'est évident que des choses sont à améliorer et je suis prête à me remettre en question. Mais dans quelle mesure peut-on avancer qu'un regroupement collectif pour expliquer les consignes est plus porteur qu'une présence à chaque atelier pour expliquer la consigne au groupe concerné?

    Dans quelle mesure peut-on dire que de fonctionner par groupes de couleurs est mieux que par inscriptions aux ateliers?

    Comme je l'avais déjà souligné, il n'y a pas de fonctionnement idéal, c'est plutôt notre manière de le mettre en place qui importe.

    Puis, à ma grande surprise, l'entretien a pris une autre tournure. Mon inspecteur me félicitait pour mon audace et ma capacité à défendre mes choix, les justifier, les argumenter malgré ses propos fermes.

    Il comprenait mieux les raisons d'un tel fonctionnement, même si celui-ci demeurait déroutant. Il me mit en garde sur les programmes et le respect de ses formules et sur l'évolution dans le temps d'un tel fonctionnement pour amener peu à peu les élèves vers un fonctionnement plus classique et ainsi les préparer aux prochaines années.

    Il m'invita aussi à penser la classe de manière collective comme un groupe-classe.

    Il a souligné l'importance de mettre aussi en place des groupes de besoins, ce que je rejoins car à la rentrée des groupes de langage vont être constitués.

    Finalement après une présence de 3h30, mon inspection se termine sur une note encourageante et sur ces propos "Je ne peux que remarquer votre singularité qui n'est pas pour me déplaire". Et là, la pression tombe et je comprends enfin que tout cela n'était en fait que pour me pousser dans mes retranchements, voir jusqu'à quel point je défendais mes choix sans me déstabiliser.

    J'avoue que pourtant oui, j'étais perdue, oui, je doutais de mes capacités à justifier, oui, j'appréhendais la conclusion.

    Tout cet article qui s'apparente à un carnet intime pour partager avec vous ce drôle de moment et vous inviter à assumer vos choix et les défendre le cas échéant mais toujours en s'appuyant scrupuleusement sur les programmes et les compétences définies.

    Un fonctionnement plus classique serait sans nul doute passé inaperçu mais je confirme que je crois en ce fonctionnement. Je vais réfléchir à ces points pour tenter d'y apporter une réponse mais dans tous les cas, ce sera ce que j'ai choisi et que je défendrai.........en accord avec les Programmes.

    Et puis une petite amertume tout de même : aucun mot sur les mascottes voyageuses,  notre mascotte italienne, mon travail autour des artistes, le café-lecture, ces projets qui me tiennent à coeur mais qui n'ont pas eu leur moment de lumière.Ah, j'ai aussi appris que je fonctionnais selon une pédagogie coopérative : je ne le savais même pas....

    Merci pour votre lecture et bonne soirée.





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